Qu’est ce que c’est… La plus-value ?

La loi du fric, c’est la seule que connaisse le capitalisme, tout le monde en conviendra. Mais comment les capitalistes font pour en gagner ? Comment fonctionne l’exploitation capitaliste ?

Comme expliqué dans la notion salaire, les capitalistes n’achètent pas notre travail, mais notre force de travail : ils la louent, pour une durée déterminée. Durant cette période, on bosse1 pour le patron, les patrons, les actionnaires, voire l’entreprise collective, la coopérative, etc. Le capitalisme peut prendre un bon paquet de forme… Mais certaines choses ne changent pas : pour se reproduire, il doit extraire de la plus-value, et toujours plus, qui plus est… Mais c’est une autre histoire.

Mais alors, la plus-value, c’est quoi ? Et surtout, qu’appelle ton extraire de la plus value ?

Il s’agit de la part de la valeur crée par les prolos grâce à leur travail, qui ne leur revient pas en salaire, mais va au Capital.

Prenons l’exemple de Dominique :

Dominique travaille dans une usine. Avec ses camarades, ils produisent des montres de luxe.

Pour simplifier, on va considérer qu’il s’agit d’une usine a l’ancienne, c’est à dire dans laquelle le processus de production est effectué dans son ensemble2. (C’est d’ailleurs souvent le cas dans l’industrie du luxe.)

Le matin, lorsque Domi se pointe au boulot, avec ses camarades ils ont devant eux un tas de matières, non encore transformés. Il y en a pour 1000 euros de ferraille et autres.

 Bim bam boum au bout du compte, a la fin de la journée de travail, ce tas de matières premières s’est transformés en 10 jolies pt’ites montres de luxes. Prêtes a briller de mille feux au poignets de tout ces types qui ont réussis leurs vies…

Ces belles petites montres, le patron qu’on appellera Richard, va les vendre a un détaillant, pour 1100 euros pièces.

Bref, pour 10 montres, Richard reçoit 11000 euros.

Là dessus :

  • 1000 euros servent a payer les matières premières

  • 1500 euros serviront a payer les salaires des prolos,

  • 6000 euros serviront a rembourser la banque qui lui a prêté des thunes pour acheter des machines3.

Total : 7500 euros en tout. Il en reste 3500.

Ils sont a partager entre Richard, et le proprio du terrain de l’usine ( a qui Richard paie un loyer). De quel droit ? Celui de la propriété privée, bein tient !

 

Pourtant, ces 3500 euros, sont issus du travail des prolos, de Dominique et ses camarades : c’est eux qui l’ont produite, en transformant les matières premières en marchandises. Ils ont travaillé, mis en action les machines, etc. Mais au bout du compte, le fruit de leur travail est accaparé par Richard et le proprio du terrain : ceux ci ont extrait la plus value du travail des prolos.

On dit alors que la partie du travail non payé qui donne la plus-value est du « surtravail », c’est à dire ce que le prolétaire fait en plus de ce qui permet de payer son salaire. C’est en ce sens que nous sommes exploités. D’ailleurs, le pourcentage de surtravail par rapport au travail total est appelé « taux d’exploitation »…

Il y a deux différents types de plus-value : la plus-value absolue et la plus-value relative.

La suite au prochain épisode !

1Pas tout le temps, heureusement, on arrive parfois a tirer au flanc, qui sait peut être même a aller lire tantquil, via l’ordi de son boulot ?

2De nos jours, dans de nombreuses usines, ce n’est plus le cas, et le boulot est segmenté, par exemple une part du taf ( en général le gros œuvre) effectué là ou la main d’œuvre est moins payée, et les finitions ici… Mais le principe est exactement le même.

3Les intérêts que prend la banque pour le prêt sont bien entendus a prendre aussi dans la plus value, mais pour simplifier, on ne s’étend pas la dessus…

35 comments

  1. Vous avez oublié de prendre en compte les nombreux crédits et risques pris pour monter l’entreprise. Vous seriez prêt à emprunter 150 000€ auprès des banques en prenant le risque de rater votre entreprise et de vous retrouver à devoir tout rembourser? A passer des heures à démarcher des clients, négocier les matières premières, recruter et manager ses salariés pour toucher 1000€ par mois pendant 2 ans?
    Si c’est facile rien ne vous empêche de le faire non? Sinon vous devriez plutôt respecter les personnes qui vous permettent d’avoir un emploi pour nourrir votre famille et avoir un toit.

    1. Se faire chier a ce point là pour gagner 1000 euros par mois pendant deux ans juste pour être patron, c’est vraiment du vice, non? Aller je laisse passer ce commentaire tellement il est marrant… Et sinon, juste un dernier mot: on te prendra tout.

    2. L’entrepreneur capitaliste tout comme le salarié sont issus d’un long processus historique qu’il faut comprendre pour pouvoir changer ce systeme de production et d’exploitation. L’action de l’entrepreneur tout comme celle du salarié sont dictées par la logique implacable inherente a ce mode de production. Le salarié se fait exploiter par le capitaliste industriel et ce dernier lui l’est par le systeme bancaire qui le presse comme un citron ou par un autre donneur d’ordres . Au final on se retrouve avec une frange de la population de plus en plus riche qui n’apporte que trés peu a la production ( les capitalistes financiers et investisseurs) et une autre frange largement majoritaire dans le monde ( patrons d’entreprises et salariés )qui crée de la richesse matérielle. Mais cela va sans dire que si les chefs d’entreprises souffrent de ce systéme il n’en demeure pas moins que la principale victime reste et demeure le salarié qui est de surcroit le principal producteur direct de toute cette richesse. Alors c’est à lui d’oeuvrer dés maintenant à un changement radical avec comme soutien une grande partie de la population .

      1. (pour répondré au commentaire #4)

        En ce qui concerne les PME “patrons” sont souvent salariés d’une société (pour investir le patron mets lui même de l’argent dans l’entreprise mais comme le fond de commerce coûte trop cher donc ils se font aider par: parents amis…). Leur propre force de travail joue un rôle centrale sur la plus value de l’entreprise.

        Cette force de travail n’est pas régie par les même contraintes que celle des employés. Les patrons de PME travaillent beaucoup plus d’heure par semaines, il n’y a pas de charge sur les heure sup…

        Le financiers l’ont bien compris et restructurent aussi en multipliant les sous traitant

        On peu se retrouver avec des “patrons” qui font la même tâche que le faisaient un employé avant qu’il ne se fasse virer. Mais à moindre coup.

        Exemple :
        situation 1: Marcel est chauffeur livreur en camionnette est employé de fed ex il travail 7h par jour et gagne 1400euros par mois. La plus-value de son travail à rapporté 600euros à fed ex.)

        Situation 2: Marcel est au chômage ainsi que son collègue maurice

        Kévin est auto entrepreneur et propose à fed ex de leur louer ses service, la camionnette appartient toujours à fed ex Kévin porte l’uniforme fed ex

        Kevin travail 12h par jour et fait la tournée de Marcel et celle de Maurice (il met 2 heures de moins que eux. Par ce qu’il mange dans son camion et plus chez lucette.) il vend ses services 2800 à fed ex.

        Il gagne 2 foies mieux que marcel par mois

        Mais fed ex se fait plus 2*600=1200 de plus-value comme avant: elle ne paye plus de charges ! C’est Kévin qui les payes maintenant.

        La plus-value est de 1200+2800=4000 euros.

        Morale : c’est pas parce que t’es patron que tu n’as pas un gros taux d’exploitation.

  2. J’aurais vraiment aimé des réponses aux questions, c’est dommage surtout qu’il n’y avait aucune agressivité de ma part. Si j’ai été maladroit je m’en excuse. Bon repartons sur de meilleures bases!
    Mon père était menuisier et ma mère au foyer. Après mon bac pro j’ai travaillé quelques années dans différentes entreprises avant de lancer ma 1 ère entreprise avant de me planter en beauté et d’avoir a rembourser près de 150kE( dur quand on a une femme et deux enfants!)
    5 ans plus tard je recommence et refonde une autre entreprise en ne faisant pas les mêmes erreurs. La petite société grandie et aujourd’hui nous sommes presque 220!
    Ce que j’aime avant tout c’est bâtir quelque chose en partant de rien et se mettre des défis à relever. Vous pouvez me croire ou non mais si l’objectif était uniquement d’avoir de l’argent alors ma vie serait bien triste.
    Je ne pense pas être quelqu’un de malhonnête ou un exploiteur. J’ai pris beaucoup de risques et permis de créer plus de 200 emplois. Je paie mes impôts sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, des charges patronales et je pense apporter ma contribution à mon pays.
    J’aimerais vraiment avoir votre point de vue et je tenais encore à m’excuser de mon précédent commentaire mais je suis passionné par mon métier!

  3. On se croirait vraiment dans un film, par quel miracle un énergumène de cet espèce a-t-il atterri sous ces latitudes, les articles des “Echos” et autres “Marianne” sont-elles à ce point ennuyantes se et si pu crédibles ? Si on faisait encore du cinéma ou du roman à la Jack London, on pourrait pas traduire en de meilleurs termes un dialogue entre bourgeois et prolétaire :

    “Vous avez oublié de prendre en compte les risques (…), si c’est si facile rien ne vous empêche, etc..(…), vous devriez plutôt RESPECTER les personnes qui vous permettent d’avoir un emploi pour nourrir vos familles et avoir un toit”, conclut le patron … “On te prendra tout”, réplique notre camarade … Et là dessus, le patron de rectifier: “Si j’ai été maladroit je m’en excuse”. Non, vraiment “aucune agressivité”, même si, n’oubliez pas, c’est moi qui vous permet ou non de bouffer, vous et vos marmailles, mais c’est un “privilège” que m’a octroyé mon goût du risque .. Et puis, je suis d’origine modeste, blablabla …

    C’est trop beau pour être vrai … mais ceci dit bien que le camarade Plop jette la première pierre en matière de culpabilisation, la question d’après moi n’est pas tant de rentrer dans son jeu en lui répliquant qu’on lui piquera tout — il s’en doute ou du moins le craint, sinon il n’a rien à foutre ici –, mais lui expliquer que s’il suivait son bon sens il ne vivrait même pas forcément la chose comme du vol, après qu’il n’ait pas légalement “volé” pour avoir le droit de croire pouvoir s’élever au rang social des grands voleurs et appeler à leur “moralité” dans le pillage généralisé du travail social, c’est là le triste sort du parvenu droit dans la loi, l’exception qui confirme la règle, le mythe méritocratique qui prend corps …

  4. Si vous pensez qu’il ne faut pas d’entrepreneurs, que proposez-vous? Je suppose que vous n’achetez rien, n’utilisez pas de produit que d’autres ont fabriqué? En consommant vous exploitez tout autant le travail d’un autre. Vous payez en échange de ses heures de travail. Mais je vois que c’est surtout la haine qui vous fait parler, on connait les dérives de ce genre de propos. Mais bon, l’homme a tendance à oublier le passé.

    1. Nous sommes pour le communisme.
      En consommant nous ne faisons aucun profit , n’accumulons aucune plus-value sur le travail d’un autre, ne mélangeons pas tout.
      Pour répondre a cette histoire (séculaire, répétitive, banale, éculée…) je citerai…
      L’abbé Pierre, déjà cité dans le clip du rappeur Brav “prolétariat” ( il parle de dieu il était pas obligé, ça fait un peu chier mais bon…) : Ceux qui ont pris tout le plat dans leurs assiettes, laissant les assiettes des autres vides et qui ayant tout, disent avec une bonne figure, une bonne conscience, nous, nous qui avons tout, on est pour la paix, qu’est-ce que je dois leur crier à ceux-là ? Les premiers violents, les provocateurs de toutes violences, c’est vous et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos p’tits enfants avec votre bonne conscience. Au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d’inconscients que n’en aura jamais le désespéré qui a pris des armes pour essayer de sortir de son désespoir » …

  5. a mon sens, le commentaire de Maree noire est affligeant… Premièrement les reamarques de Plop sont pertinentes: tu ne consommes strictement rien et tu vis dans la forêt… Faut arrêter… Dépeindre n’importe quel patron comme le grand méchant loup relève pour moi de la bêtise.
    On vit dans un système donné, alors comment reprocher à quelqu’un d’essayer de “s’en sortir” du mieux qu’il peut? Ok, il a des salariés et peut être que ses salariés désireraient un travail plus gratifiant, plus rémunérateur, etc. Mais toute proportions gardées, ce n’est pas le patron qui est responsable de l’écart entre la réalité et leurs attentes, le responsable c’est le système économique dans son ensemble et donc par conséquent le système politique. Qui te dit que ce même patron n’est pas pour un changement de système qui pourrait le désavantager parce qu’il le trouve plus juste? Avant de taper sur les petits patrons, il me paraît plus juste de s’attaquer (ah si on en avait les moyens…) à la haute finance et aux multinationales et à la refonte d’un système économique et politique.

  6. Rataxes, si en consommant, nous ne faisons aucun profit et n’accumulons aucune plus value sur le dos d’un autre, ne légitime-t-on pas cet état de fait? Si plus personne ne buvait de coca cola, ils feraient faillite, point barre.
    Enfin, je ne jette la pierre à personne, je suis le premier à ne pas appliquer cette saine logique (je suis pour la faillite de cette entreprise et pourtant dans ma chambre, il y a deux canettes de coca…)

  7. Je suis peiné par ces commentaires désobligeant à l’égard des patrons honnêtes. Oui, il y a des exploiteurs tout comme il y a des salariés qui se mettent en arrêt maladie pour rien ou des personnes qui profitent malhonnêtement des aides de l’État ! Est-ce que ça veut dire que tous les salariés ou les personnes aux chômages sont malhonnêtes? Surement pas! Ce n’est pas parce qu’une minorité le sont que tout le monde fait la même chose.
    J’ai un grand respect pour mes salariés, je sais qu’il se démènent dur tout comme comme moi chaque jours pour que l’entreprise puisse perdurer.
    Si l’entreprise fonctionne mal j’en suis le 1er responsable. Maintenant si je dois travailler, rembourser les dettes cumulées pour faire en sorte que l’entreprise puisse embauché et investir dans du matériel sans faire aucun profits, comment je fais? Et je n’ai pas le droit de vivre non plus?
    Rataxès je respecte vos idées et le fait que vous les défendiez. Mais je trouve votre commentaire peu cohérent.
    Vous me dîtes qu’en consommant vous ne faites aucun profit mais vous en faite faire à l’entreprise dont vous acheter les produits. Si pour vous ,faire du profit signifie voler alors vous devriez savoir que vous faites du recel.

    1. Dans notre société, pour se vêtir, se loger, se nourrir… Il faut consommer. C’est ce qu’on appelle de la consommation captive, ou des dépenses contraintes. Le genre de dépense qui nous fait dire ” a la fin du mois (voire avant) il n’y a plus rien”… A nous, ceux pour qui bosser deux piges avec le SMIC c’est pas exceptionnellement, pour lancer une entreprise, c’est tout le temps. Vous, ce que vous “risquez” au pire, c’est de devenir prolétaire, alors ne faites pas pleurer dans les chaumières car vous “risquez” de tomber a notre niveau.
      Nous ne sommes pas de la même classe, et n’avons pas d’intérêts communs.
      Alors vivent les arrêts maladie, fraudons les aides tant qu’il y en a , on en a rien a foutre des patrons honnêtes, des exploiteurs “gentils”…

      1. Bonjour à vous deux, j’arrive un peu après la bataille mais je trouve votre discussion relativement fermée intéressante malgré tout.

        Je voudrais vous poser une question chacun :

        – Retaxes : j’essaie de comprendre le modèle de société auquel vous aspirez. Vous souhaitez vous nourrir, vous vêtir, vous loger, ce que vous appelez des dépenses contraintes, voudriez vous dire que ça devrait être gratuit ? Qu’en penserait les travailleurs de ces filières, qui les paierait ?

        – Plop : à mon avis vous avez une haute estime du principe méritocratique. Pensez vous mériter un meilleur salaire que vos salariés les plus efficaces et les plus acharnés (en dehors des compensations logiques du fait que vous ne puissiez pas prétendre au chômage etc…) ? Si oui alors vous estimez que la prise de risque doit être récompensée et c’est votre droit. Mais reconnaissez que vous n’avez pas créer une entreprise par philanthropie ! Pourquoi l’avez vous fait ?

        Merci.

        PS : les fraudes aux aides de l’état pénalisent directement les travailleurs car jusqu’à preuve du contraire les cotisations proviennent du travail.

        1. Je crois que vous ne comprenez pas trop: nous voulons abolir la valeur, abolir le rapport d’échange.
          je cite notre “qui sommes nous“:
          “Dans l’affrontement entre le prolétariat et le capital, nous préconisons l’asphyxie de l’adversaire et laissons les capitalistes faire joujou avec leur monnaie et leur or devenus inutiles si la société ne leur donne plus de sens. Toutefois, nous sommes loin de préconiser l’immobilisme, nous tentons d’établir une stratégie conduisant au communisme, c’est à dire à l’abolition de la propriété privée, du salariat, de l’État et de la valeur. Abolir le salaire, c’est supprimer la laisse qui nous tient aux capitalistes.”
          Donc, PERSONNE ne paiera les salaires, car il n’y aura plus de salaires. Et pourquoi un salaire, si tout est gratuit?
          ( ceci dit, si vous aimez bien les billets de banques, les pièces, etc, il y aura peut être des jeux un peu comme les monopoly, pour s’amuser a utiliser le fric. On pourra même utiliser des vrai billets )

          1. Merci pour votre réponse, elle a le mérite d’être cohérente à défaut d’être (à mes yeux) réaliste. Je pense que vous avez une idée erronée de la nature de l’Homme.

            De tout temps, la rareté a suscité plus de convoitise que ce qui est commun et courant, sans même parler de valeur. La valeur n’est pas une notion inventée par l’Homme ni même par le capitalisme (prenez par exemple L’eau et le gibier).

            Nous serions d’accord pour dire que la valeur prend un part prédominante et bien trop importante dans notre société et que le travail n’est pas reconnu à sa juste “valeur”. Mais je pense que le modèle, l’idéal, l’utopie à laquelle vous aspirez (et moi aussi croyez moi) ne ressemble pas du communisme mais plutôt à de l’anarchisme ou du schtroumpfisme (pour sourire ^^).

            On pourra quand même vous et moi se marrer ensemble autour d’un Monopoly rassurez moi ?

            Une autre question : pensez vous que notre société puisse évoluer vers cela ? Quelle en serait le déclencheur ? L’effondrement du capitalisme prendrait quelle forme ?

            PS : s’il n’y a qu’une seule schtroupfette je ne suis pas d’accord par contre.

          2. Une réponse rapide, pour dire qu’il est difficile d’avoir une idée sur la nature humaine, si on n’y crois pas.
            Sans rentrer dans un débat philosophique inutile, disons simplement qu’il parait facile de mettre sur le dos de la nature humaine des comportements qui s’explique beaucoup plus simplement par l’acquisition de comportements sociaux, du a un type de société. En tout cas, on verra bien.

            La rareté n’a suscité de la convoitise qu’a partir du moment ou elle concernait quelque chose de nécessaire ( de l’eau dans le désert, par exemple). Ainsi, l’eau dans le désert a plus de valeur (marginale pour reprendre les termes) que une tonne d’or, pour quelqu’un d’assoiffé.
            Mais sortons de la gestion perpétuelle de la pénurie, a laquelle nous condamne le capitalisme , et on en termine avec ça.
            Sur l’autre question, lorsque nous parlons d’abolition du capitalisme , nous parlons de révolution. Sur la forme précise, on sait pas, mais pour reprendre une formule célèbre: “C’est seulement lorsque ‘ceux d’en bas’ ne veulent plus et que ‘ceux d’en haut’ ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière, c’est alors seulement que la révolution peut triompher. »
            Il se trouve qu’avec la crise, ces paroles commencent a prendre une réalité plus tangible, il suffit de regarder les grecs par exemple…

          3. Donc l’oxymore “Révolution Citoyenne” que prône Mélenchon ne doit pas vous convenir si je vous suis bien ?

            PS : un petit système d’alerte mail lorsqu’une réponse à un commentaire a été posté serait super.

  8. Bref vous faites un mix de ce qui vous arrange. Vous vous dites communiste mais tous ce qui vous motive c’est l’argent des autres et consommer les produits que les vilaines compagnies vous offre sur le marché. Depuis le début et lorsqu’on lit les articles le seul mot qui vous vient à la bouche c’est l’argent, l’argent, l’argent…Arrêtez de penser uniquement à ça et apprenez les vraies valeurs de la vie. Et par pitié arrêtez de vous clamer communiste alors que vous n’êtes qu’un capitaliste frustré.

  9. Capitaliste frustré c’est quand même cool de se faire insulter comme cela plop.
    Je veux dire tu as fait un prêt, prit des risque, mais tu as réussi ce pari du petit entrepreneur bravo pour toi. Mais quand tu me dis que tu a crée 200 emploi pour faire travailler des pauvres je pense plus que tu vole la force de travaille de 200 prolos pour ton bénéfice de petit patron (gentil en plus de cela)

    Un exploiteur reste un exploiteur qu’il est 1 ou 10 000 travailleurs.

    PS : tu es vraiment aliéné si tu pense au travail en tant que vrais valeur de la vie.

  10. “l’argent, l’argent, vous n’avez que ce mot à la bouche” c’est a mourir de rire… Quand on voit comment s’appelle ce site! Si c’est un canular,une blague, franchement, c’est réussi. Sinon, disons juste que la gratuité suffirait amplement a me satisfaire, pourquoi mettre de l’argent au milieu? Allez, bonne année, plop, tes plopinades font plaisir a lire!

  11. Je suis salarié et je me considère pas comme un prolétaire ou comme étant exploité. Mon boulot me plaît. Ça veut dire que vous méprisez les autres salariés qui ne partagent pas votre point de vue?

    1. Être salarié ne suffit pas a définir une appartenance de classe, c’est un fait. Par exemple, les très haut salaires de certains cadres sup, les rapprochent plutôt de la bourgeoisie, d’autant qu’il peuvent ré-investir leur salaire, le transformer en capital. Ainsi, ils finissent par vivre de leur capital, et non de leur force de travail…
      En revanche, le fait de ne pas se “considérer” prolétaire, ne suffit pas pour s’élever socialement: le prolétariat forme une catégorie sociale contrainte de vendre sa force de travail pour survivre. Cela n’a rien a voir avec le fait d’aimer ou pas son travail.
      Le fait d’être exploité, comme décrit dans l’article, n’est pas non plus une considération morale ou éthique: le capitaliste ne “vole” pas le salarié, il l’exploite, puisqu’il loue sa force de travail et qu’en échange le prolétaire produit de la valeur qui appartient en toute légalité au patron. C’est le fonctionnement du capitalisme (que nous détaillons dans la rubrique notions).
      Enfin, a la question “Ça veut dire que vous méprisez les autres salariés qui ne partagent pas votre point de vue?” Je ne vois pas ce qui peut faire dire ça dans nos articles.

  12. La réponse de Rataxes est insuffisante (voire incomplète)
    Définir le prolétariat comme une catégorie sociale “contrainte de vendre sa force de travail pour survivre” est un fait ! Mais cette transaction présuppose la possibilité constante de réaliser cet acte de vente ! C’est la définition du prolétariat dans le rapport de production…
    Hors, notre condition de tous les jours, prouve que nous sommes encore bien moins ça dans le rapport social ” Nous sommes devenus une vulgaire marchandise” il n’y a même plus cette “contrainte de vendre sa force de travail pour survivre” puisque tout est soumis aux lois d’un marché, Avec parfois sa crise de surproduction, trop de prolos. Il faut alors le détruire (chaire à canon dans une bonne guerre) voilà notre condition de cheptel esclave parqué sur une nation. Alors …. Etre humain ou marchandise?
    Non, ce système est pourri ainsi que sa classe politique (de gestionnaires)

  13. Tiens, j’avais pas vu ça au moment même:
    je me réserve le droit d’attaquer ” Plop” pour usurpation d’identité, en effet, c’est marrant : Un livre paru récemment chez “l’arbre vengeur” (R.Pinedo) porte ce titre, c’est également celui du”héros” de ce roman.

  14. “bien triste.
    Je ne pense pas être quelqu’un de malhonnête ou un exploiteur. (l’émergence du (faux)Plop).”
    Les patrons ne pensent pas être des exploiteurs- loin de là-..
    Les “salariées” ne pensent pas être exploitées,-loin de là…

    Les policiers font ce qu’on leur dit de faire, les ouvriers aussi, les militaires aussi: tous ne pensent, ne peuvent qu’obéir…
    Les capitalistes ne pensent pas être des exploiteurs, les exploités font ce qu’ils faut faire, c’est quoi le problème ?

  15. Il existe un autre type d’exploitation, mis en valeur par Proudhon mais semble-t-il ignoré par Marx, plus difficile à chiffrer mais constituant un vol d’autant plus considérable qu’il est consubstantiel à la notion de salariat en elle-même. La fameuse “parabole de l’obélisque” met en valeur la contradiction entre l’aspect collectif de la force de travail et la forme juridique individuelle de la rémunération de ce travail :

    “Le capitalisme a payé les journées des ouvriers. Pour être exact, il faut dire que le capitaliste a payé autant de fois une journée qu’il a employé d’ouvriers chaque jour, ce qui n’est point du tout la même chose. Car cette force immense qui résulte de l’action et de l’harmonie des travailleurs, de la convergence et de la simultanéité de leurs efforts, il ne l’a point payée. Deux cents grenadiers ont en quelques heures dressé l’obélisque de Louqsor sur sa base, suppose-t-on qu’un seul homme en 200 jours en serait venu à bout ? Cependant, au compte du capitalisme, la somme des salaires eût été la même ” – (Dans “Qu’est-ce que la propriété” ?)

    Même le plus “social” des patrons – et il en existe, de bonne foi, j’en ai rencontré – ne peut lutter contre cette injustice puisque son existence propre – liée à l’organisation du travail au sein de l’entreprise privée – interdit aux travailleurs d’être rémunérés à la hauteur exacte de leur labeur. Exactement comme l’autre bourgeois qui faisait de la prose sans le savoir : à l’insu de son plein gré !

    La seule solution permettant d’en finir avec ce type d’exploitation consubstantielle au salariat réside dans la propriété collective de l’outil de travail par les travailleurs eux-mêmes. Pour le patron “social”, cela reviendrait à imaginer un monde dans lequel son existence n’aurait plus aucune signification.

    1. En fait, cette exploitation n’est pas ignorée par Marx, et s’explique très bien par le fait que ce que paie le capitaliste, ce n’est pas le travail, c’est la location de la force de travail.
      C’est vrai cependant que si on reste dans les rapports particuliers d’un capitaliste vis a vis d’un prolo, on est tout de même plus myope a des phénomène d’accaparation de la plus-value a une échelle plus large.
      Ainsi la plus-value, c’est aussi par exemple le travail domestique qui sert a la reproduction de la force de travail( effectuée très majoritairement par les femmes) .
      En fait, ce n’est pas un capitaliste particulier qui achète la force de travail d’un prolo particulier, c’est le capital qui met en mouvement le prolétariat, via la classe capitaliste qui achète globalement la force de travail; ( mais ça a pu être ailleurs les bureaucrates qui eurent le même rôle) .
      Ce que ne perçoit pas Proudhon (et c’est justement le point aveugle de sa théorie), c’est que le salariat tel qu’il est n’est pas un vol, ni une escroquerie; et qu’il est impossible de rémunérer quelqu’un a la hauteur de son travail.
      Car le travail individuel repose sur le travail collectif, payé, ou non payé, et que la manière dont on travaille sous le capitalisme est conditionnée par le capitalisme lui même: il n’existe pas de juste prix!
      C’est ce qui différencie les communistes des collectivistes: nous ne voulons pas la propriété collective, nous voulons que tout soit a tout le monde , que tout soit commun.
      Ce qui signifie abolir le salariat, et la valeur.

      1. Si on cherche des critiques de Marx sur la question de la plus-value et du travail collectif, alors un auteur vaut le détour: Jan Waclav Makhaïski .Un recueil de ses textes est paru sous le titre “le socialisme des intellectuels” en 2001 aux Éditions de Paris (je ne connais pas cette édition, mais ce livre est très intéressant).
        Entre autres, Makhaïski critique justement la conception socialiste de la plus-value, et du “juste salaire” : la volonté de ne restituer au prolétariat que la valeur produite par lui au cours de l’année de travail, et non pas la mise en commun totale des moyens de productions. Ces machines, écrit il, ces usines, c’est aussi des prolétaires qui les ont construites : c’est a tout le monde qu’elles reviennent!

  16. Les patrons ont ils pensé a ce qu’ils feraient si du jour au lendemain, ils devaient faire fonctionner leurs entreprises tout seuls, si personne ne veut plus travailler pour eux ? Ce sera une grosse bulle, n’est ce pas ?

    Pourquoi ne pas couper la plus value en trois ? 1/3 pour les salariés qui seraient surement contents de se casser le c… pour autre chose que des clopinettes, 1/3 pour la trésorerie de la boite 1/3 pour l’investissement, le developpement !
    Pour le salarié, savoir que si il en met un coup et que ça marche, il en recevra les benefices a la fin du mois en plus de son fixe, ca motive grave non ?

    alors pourquoi vouloir reduire le coup du travail ? parce que vous etes jaloux de ceux qui ont des esclav… euh employés payés avec un bol de ri…. euh payés avec de la monnaie de sing… euh, payés … pas cher !

  17. Le capitalisme ne peut pas fonctionner avec un “partage de la plus-value”.
    C’est tout l’enjeu de la période qu’on vit aujourd’hui: la nécessité pour les capitalistes de maintenir leur taux de profit, en abaissant autant que faire se peut les salaires…
    Pour approfondir, je te conseille nos notions.
    Celle ci qui explique le salariat:
    http://www.tantquil.net/2011/12/12/quest-ce-que-cest-le-salaire%C2%A0/
    Et celle ci qui explique la baisse tendancielle du taux de profit:
    http://www.tantquil.net/2011/12/15/quest-ce-que-cest-la-baisse-tendancielle-du-taux-de-profit/

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